Sur le plateau de la Croix Rousse, à un angle de la rue Belfort, la rue Joséphin Soulary débute comme beaucoup des petites rues de ce quartier, avec une chaussée pas très large, bordée par ces immeubles de"Canuts". Mais arrivée au niveau de la rue Louis Thévenet, sa chaussée se rétrécie, la verdure fait son apparition, les maisons sont de taille beaucoup plus modeste. Quelques centaines de mètres plus loin, la rue semble se terminer en cul de sac, mais un escalier prend le relais. D'ici, le regard peut plonger sur le Rhône et une partie du Parc de la Tête d'Or. Cette montée d'escalier étroite, est bordée des deux cotés par des murs, ornés de graffitis, laissant entrevoir de part et d'autre une végétation luxuriante. C'est la campagne dans la ville. Seule une rumeur lointaine, provenant de cette bonne ville de Lyon, arrive du contre bas à nos oreilles. Joseph Marie Soulary né en 1815 et décédé en 1891 vécut dans cette rue; Chef de bureau à la préfecture du Rhône de 1845 à 1867, puis bibliothécaire au Palais des arts en 1868, il écrivit entre temps plusieurs oeuvres poétiques.
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